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Depuis
le 6 mai, une période nouvelle s'est ouverte dans notre pays. Plus que
jamais, nous devons exercer notre vigilance citoyenne. Pour faire vivre
les libertés, combattre les injustices et l'arbitraire, rejoignez la
LDH ! Nous avons besoin de vous.
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Communiqués Ligue des Droits de
l'Homme |
12 juin 2007 - Santé Appel pour la défense de l’accès aux soins
Appel de syndicats, associations et
collectifs Professionnels du soin,
syndicats, acteurs du monde associatif ou médico-social, mutualistes,
représentants des usagers et /ou usagers du système de santé, nous nous
mobilisons pour l’accès aux soins pour tous.
Nous refusons la franchise sur les soins, que veut mettre
en place le nouveau gouvernement :
- Appliquer une franchise, c’est ne rien
rembourser au patient en dessous d’un seuil annuel de dépenses proposé par le
gouvernement et voté par le parlement.
- Appliquer une franchise identique pour tous,
même si elle épargnait les patients bénéficiaires de la CMU, c’est pénaliser les
patients aux revenus les moins élevés, c’est aggraver les difficultés d’accès
aux soins de ceux qui ne peuvent actuellement se payer une complémentaire, de
ceux qui ne le pourront plus car le coût des complémentaires
augmentera.
- Appliquer une franchise, c’est rendre
impossible, en médecine générale, la pratique du tiers payant, alors que
celui-ci est nécessaire pour l’accès
aux soins des patients aux revenus les plus modestes.
- Appliquer une franchise, c’est dissuader les
patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu sévères, mais
qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter à reporter à
plus tard les actes de prévention ; c’est l’inverse d’une politique cohérente de
santé publique.
- Appliquer une franchise, c’est économiquement
inefficace sur le montant global des dépenses de soins : les forfaits,
mis en place ces dernières années, n’ont pas empêché l’accroissement des
dépenses de soins ; celles-ci sont
concentrées sur un petit nombre de personnes à pathologies graves. La
franchise est surtout faite pour réguler les remboursements, le gouvernement va
l’utiliser comme variable d’ajustement en fonction du montant des dépenses de
soins.
La question de la dépense de soins n’est pas une question
de « responsabilisation » des patients, personne ne va se faire soigner pour le
plaisir. La responsabilisation est un
prétexte, c'est de culpabilisation qu'il s'agit avec l'instauration de
franchises. Ce projet s'appuie sur la suspicion de 'l'autre', il entérine l'idée
que certains 'profitent' c'est à dire 'abusent' du système de protection
sociale. Il s'inscrit dans une stratégie, une 'culture' des uns contre les
autres, génératrices de haines sociales.
La question de la dépense de soins découle de décisions politiques. Les dépenses sont fonction de
l’organisation du système de soins, du mode et du niveau de rémunération des
soignants, du type de formation qu’ils reçoivent (formation indépendante,
formation aux questions de précarité et d’accès aux soins...), de la mise en
place d’actions de prévention et d’éducation à la santé, d’actions sur les
conditions de vie des gens, sur la santé au travail et l’environnement.
En plus des franchises annoncées par le gouvernement, les
patients risquent de se trouver confrontés prochainement à la généralisation des
dépassements d’honoraires.
Des négociations discrètes se mènent actuellement, entre
des syndicats de médecins, les caisses d’Assurance maladie et les
complémentaires, pour la création d’un secteur « optionnel ». Ce secteur
ouvrirait à terme à tous les médecins le droit de pratiquer des dépassements
d’honoraires. Comment pourront alors se soigner ceux qui n’auront pas les moyens
de payer ?
L’instauration de franchises, la généralisation des
dépassements d’honoraires aboutirait à l’abandon progressif d’un système
d’Assurance maladie solidaire, dans lequel chacun cotise selon son revenu et est
soigné selon son état de santé ; ce serait la mise en place d’un système
assurantiel privé.
S’opposer aux franchises, au secteur optionnel, aux
dépassements d’honoraires, aux refus de soins pour les patients bénéficiaires de
la CMU et de
l’AME, c’est d’abord sauver l’Assurance maladie solidaire et c’est le premier
pas pour construire un système de santé plus juste.
Syndicats, associations et collectifs signataires :
Liste établie le 7 juin à 12H
AFD : Association Française des Diabétiques : e.pulcinelli@afd.asso.fr, www.afd.asso.fr
AMUF : Association des Médecins Urgentistes de France
www.amuf.com
ASAMLA : Association Santé Migrants Loire-Atlantique :
santemigrants.nantes@wanadoo.fr
ASAV : Accueil des gens du voyage dans les Hauts de Seine,
laurent.elghozi@ch-nanterre.fr
ATTAC France : teper@club-internet.fr, www.Attac.org
CSF : Confédération Syndicale des Familles, conso@csfriquet.org, www.csfriquet.org
CSF 44
Collectif 'La Santé n'est pas une marchandise annick.flageollet@wanadoo.fr
Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de
Développement des Services publics : www.v-s-p.org
CoMéGas : Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès
aux Soins : p.foucras@wanadoo.fr
Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux
et Maternités de Proximité : cda12550@coordination-nationale.org
FASTI : Fédération des Associations de Solidarité avec les
Travailleurs immigrés : solidarite@fasti.org,
LDH : Ligue des droits de l'Homme, communication@ldh-france.org
Retraité(e)s Sud Solidaires de Loire-Atlantique et Vendée
: e.loue@cegetel.net
SIDA-Paroles : laurent.elghozi@ch-nanterre.fr
SMG : Syndicat de la Médecine
Générale : SyndMedGen@free.fr, www.smg-pratiques.info
SNJMG : Syndicat National des Jeunes Médecins
Généralistes : www.snjmg.org
UFAL: Union des Familles laïques , lucette.guibert@ufal.org , www.ufal.org
Union Syndicale SOLIDAIRES : contact@solidaires.org, www.solidaires.org
Union Fédérale SUD Protection Sociale , uf@sud-protectionsociale.org.
Union fédérale Sud Santé Sociaux : www.sud-sante.org
UNGMS :Union Nationale des Groupements Mutualistes
Solidaires, contact@ungms.fr, www.ungms.fr
UNRPA : Union Nationale des Retraités et des personnes
âgées francis.guissard@unrpa.fr www.unrpa.fr
USP : Union Syndicale de la Psychiatrie : uspsy@free.fr, www.uspsy.fr
11 juin 2007 - Perpignan : succès de la mobilisation contre les nostalgiques de
la colonisation
Communiqué de la LDH et du collectif des
Pyrénées-Orientales
Pour la première fois depuis 2003, le rassemblement annuel
d'hommage autour d'une stèle élevée aux assassins de l'OAS au cimetière du
Haut-Vernet n'a pu se tenir le 7 juin à Perpignan. La quarantaine d'associations
qui se sont mobilisées pour obtenir l'interdiction de cette manifestation et qui
ont tenu la veille une conférence de presse au siège de la section locale
de la Ligue des
droits de l'Homme se réjouissent de cette victoire.
Mais ce n'est qu'une première étape. Le collectif demande
maintenant que la stèle soit déplacée vers un lieu privé. Et que le Centre de la
présence française en Algérie envisagé par le maire UMP de Perpignan en liaison
avec certains groupes de nostalgiques de la colonisation devienne un musée
reflétant toutes les facettes de l'histoire. Comme l'ont demandé les dix
historiens et chercheurs en sciences sociales, spécialistes de la question
algérienne, dans la synthèse de leur réflexion collective accessible sur le site
Internet de l'Université de Perpignan.
COMMUNIQUE DE PRESSE
COLLECTIF DES
PYRENEES-ORIENTALES
Perpignan : les anciens de l'OAS
réduits à l'impuissance
Une quarantaine d'organisations locales, régionales ou
nationales se sont levées pour défendre les valeurs et les principes de
la
République contre une action prévue par l'Adimad, groupuscule
extrémiste.
Cette action avait pour objet de rendre gloire, le 7 juin
2007, devant la stèle érigée à leur mémoire, à deux des quatre condamnés à mort
et exécutés de l'OAS.
Ces quatre terroristes portent notamment la responsabilité
:
- du massacre, le 15 mars 1962 à Alger, de 6 inspecteurs des
centres sociaux éducatifs créés par la déportée résistante Germaine
Tillion,
- de l'assassinat en 1961 du commissaire central Roger
Gavoury, envoyé à Alger pour maintenir l'ordre
républicain,
- de deux attentats contre le général de Gaulle, qui avait
conduit la politique de décolonisation, de quelque 2700 morts, en Algérie et en
France, parmi les civils et militaires d'origine algérienne ou
européenne.
La détermination de 41 organisations républicaines a
contraint le préfet à prendre un arrêté prévoyant l'interdiction de tout
rassemblement aux abords du cimetière nord de Perpignan, site prévu pour
l'hommage public à l'OAS.
De son côté, Jean-Paul Alduy, sénateur-maire UMP de
Perpignan s'est vu contraint de prendre par arrêté, une mesure de fermeture du
cimetière pour empêcher la tenue de cette cérémonie. Dur revers pour Monsieur
Alduy qui avait favorisé l'installation de la stèle en 2003.
Les 41
organisations considèrent que cette interdiction est une victoire et que ce
n'est qu'un début dans la lutte contre le révisionnisme.
Il leur
apparaît maintenant essentiel de :
- déménager
cette stèle de Perpignan dans un lieu privé,
- plus
généralement, faire disparaître toutes les stèles analogues qui se trouvent en
France dans un lieu public, remettre en cause le projet d'élévation d'un mur dit
des disparus de l'Algérie Française, refuser que le Centre de la présence
française en Algérie, financé par les deniers publics, soit géré et animé par le
Cercle algérianiste dont les liens avec l'Adimad sont connus.
Les 41
organisations exigent que le musée de la période française en Algérie reflète
toutes les facettes de l'histoire et ne soit pas le reflet d'une pensée unique.
Ils en appellent à nouveau à la réconciliation entre les peuples français et
algérien.
Perpignan, le 7 juin 2007.
5 juin 2007 - Relations citoyens-justice-police Relations
citoyens-justice-police, la LDH prend acte du rapport de l'INHES
Communiqué LDH
La Ligue des
droits de l’Homme a découvert sans surprise le contenu du rapport de l’INHES qui
ne fait que confirmer l’évolution des relations entre la police et les citoyens
décrites dans le rapport de la commission
Citoyens-Justice-Police (Ligue des droits de l’Homme, Syndicat
des avocats de France, Syndicat de la magistrature) publié le 31 mai
dernier.
La LDH
constate chaque jour sur le terrain que la grande majorité des habitants de
Seine-Saint-Denis n’ont plus confiance dans leur police (la faiblesse du nombre
de plaintes est là pour le démontrer).
Comme le dit,
à juste titre, le rapport de l’INHES, les populations de Seine-Saint-Denis sont
profondément fragilisées par la situation économique et sociale, la
Seine-Saint-Denis ayant le triste privilège de connaître les taux de chômage et
de pauvreté les plus importants de France sans que la solidarité nationale joue
son rôle, bien au contraire. Les moyens de la police sont effectivement
concentrés sur la chasse aux sans-papiers, la lutte contre les stupéfiants et
même sur les visites ministérielles, au détriment de la sécurité quotidienne des
habitants.
La Ligue des
droits de l’Homme demande, plus que jamais, que la Seine-Saint-Denis reçoive des
moyens nécessaires pour rétablir l’égalité républicaine pour la police comme
pour l’ensemble des services publics. Seul un effort considérable, en terme
d’encadrement et de formation, permettrait à la police d’assurer convenablement
ses missions et de mettre fin à des comportements inadmissibles et souvent
discriminatoires de certains de ces agents.
La Ligue des
droits de l’Homme souhaite que le préfet de Seine-Saint-Denis organise dans les
meilleurs délais une table ronde permettant à tous les acteurs de la vie
départementale de faire entendre leur voix et donnant une chance réelle au
rétablissement du climat de confiance qui n’aurait jamais dû disparaître entre
la population et sa police.
Paris, le 5 juin 2007
7 mai 2007 - Election présidentielle L’avenir reste entre les mains des
citoyens
Communiqué LDH
L’élection présidentielle a constitué un moment très fort de
la vie civique de notre pays. Le niveau exceptionnel de participation
électorale, la confrontation des orientations, mais aussi l’intensité des
échanges entre les citoyens eux-mêmes attestent un nouvel intérêt pour le
politique, et l’envie d’en débattre. L’attente de la société est forte à l’égard
des gouvernants et de tous les acteurs de la vie démocratique.
Cette attente ne doit pas être déçue. L’élection de Nicolas
Sarkozy, dont chacun doit prendre acte et tirer les leçons, est lourde de
conséquences mais ne clôture pas la séquence démocratique de ce printemps. Car
ce n’est pas un homme seul, fût-il Président de la République, qui peut décider
de tout en démocratie.
La LDH souhaite que les citoyens maintiennent le niveau
remarquable de participation politique dont ils viennent de faire preuve et restent mobilisés, notamment
lors du prochain rendez-vous civique que sont les élections législatives, pour
refuser l’aggravation de la régression des libertés et des droits sociaux, de la
précarisation, de l’exclusion et de la stigmatisation d’une part importante de
la population résidant en France.
Elle contribuera pleinement, à la place qui est la sienne, à
mettre en lumière la nécessité de construire une France plus juste et plus
fraternelle, faisant vivre les valeurs d’égalité, de laïcité et de
solidarité.
Quels que soient les aléas politiques et les conjonctures
électorales, la Ligue des droits de l’Homme poursuivra plus que jamais son
combat pour traduire en actes la proclamation de la Déclaration universelle des
droits de l’Homme : « Les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en
dignité et en droits ».
Elle appelle, pour les jours, les mois et les années à
venir, à l’exercice permanent et vigilant de la citoyenneté.
Le 6 mai, barrons la route
à l’autoritarisme, votons pour défendre les droits et les
libertés
Communiqué de
la LDH
Contre-pouvoir et association civique luttant contre l'arbitraire,
l'injustice et l'intolérance, la Ligue des droits de l’Homme n’intervient dans le débat électoral que si le
bon fonctionnement de la démocratie, l'effectivité de la citoyenneté et le
respect des principes de liberté, d'égalité et de fraternité sont en
jeu.
Nous venons de vivre cinq années de régression des libertés, de
l’égalité et de la fraternité. Tous les pouvoirs ont été accaparés par un seul
courant politique. L’autoritarisme, le recours aux moyens d’exception ont
accompagné le renforcement du contrôle social, le choix du tout répressif, le
recul des droits des justiciables, les attaques contre l’indépendance des juges.
L’insécurité sociale a été renforcée pour les plus faibles, la protection
sociale fragilisée, la précarité du travail encouragée. Les « marginaux », les
« différents », les jeunes des quartiers défavorisés, ont été traités en boucs
émissaires, les étrangers traqués jusque dans les écoles maternelles, les
familles les plus démunies sanctionnées pour leur
pauvreté.
Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l’Etat,
nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas : loi durcissant encore la
répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail « unique » se
substituant au CDI, sans parler du ministère de l’« identitaire » et de
l’immigration… Il est de notre devoir d’alerter les citoyennes et les citoyens de ce
pays : la poursuite et l’amplification de la politique menée depuis cinq ans ne
serait pas un «rêve» mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d’une démocratie
muselée qui, parce qu’elle laisserait sur le bord de la route des millions de
personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme et la
xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes
sociales.
Nous voulons une autre France : fière de sa diversité, soucieuse que
chacun puisse réaliser ses aspirations, porteuse des libertés et rénovant sa
démocratie. La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle met ses actes en
accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous.
Pendant qu’il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le
respect et non les menaces, l’égalité et non les
discriminations.
La Ligue des droits de l’Homme appelle à voter et à faire voter, le 6
mai 2007, pour Ségolène Royal.
Paris, le 28 avril 2007.
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