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APPEL CONTRE LA STATISTIQUE ETHNIQUE
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En adoptant la loi relative à l’immigration,
l’intégration, l’asile, le parlement a modifié la loi Informatique et Liberté en
autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études
sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination
et de l’intégration ». Dès 2008, une grande enquête publique, portant sur les
revenus, le niveau d’étude, etc… prévoit de demander à 24 000 personnes de
répondre à des questions comme « De quelle origine vous diriez-vous ? », «et de
quelle couleur de peau vous diriez-vous ? » et « Avez-vous une religion ? Si
oui, laquelle ? » etc..
Il est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux
principes fondateurs de notre République. Aujourd’hui, un appel est lancé
:
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SIGNEZ L'APPEL <<<<<
Je refuse les « statistiques ethniques »...
Je refuse que quiconque me demande ma couleur de
peau, mon origine et ma religion. Je refuse que l’on puisse faire de même avec
mon conjoint, mes enfants, mes parents. Je refuse que mon identité soit réduite
à des critères d’un autre temps, celui de la France coloniale, ou de Vichy.
Je refuse l’idée que la lutte contre les
discriminations et l’effort pour l’intégration supposent la création de
catégories ethnoraciales. Le prétendre est une manipulation intellectuelle et
politique. Je refuse d’accepter que le regard et l’investigation se posent sur
les victimes plutôt que sur les auteurs des discriminations. La nécessaire
connaissance de la réalité des discriminations doit passer par d’autres moyens
comme par exemple, le testing. Je souhaite que l’on cherche à diagnostiquer
réellement les pratiques discriminantes pour les sanctionner plus sévèrement. Je
refuse qu’une prétendue caution scientifique consolide des stéréotypes racistes
qui continuent malheureusement à travailler de l’intérieur la société
française.
Je refuse que l’Etat réhabilite un référent
racial ethnique ou religieux pour établir des « statistiques ethniques ».
Je refuse de modifier les fondements de notre
République, et demande au Conseil Constitutionnel de ne pas valider l’article 63
de la loi sur l’immigration.
PREMIERES SIGNATURES
- Mouloud AOUNIT (président du MRAP) - Jean François
AMADIEU (Sociologue) - Sarah BENICHOU (Juriste, Universitaire) - Pierre
BERGE (Fondation Pierre BERGE, Yves Saint Laurent) - Alain BLUM (Démographe,
INED) - Martine BILLARD (Député « Les VERTS » de Paris) - Malek BOUTIH
(Secrétaire National du PS aux questions de Société) - Jean-Yves CAMUS
(Politologue) - Roland CASTRO (Urbaniste) - Liliane CAPELLE (Conseil de
Paris MRC) - Abdou CHAOUI (Président des Maisons des Potes) - Didier
DAENINCKX (Ecrivain) - Harlem DESIR (Député Européen PS) - Jean Philippe
DUHAMEL (Avocat à la Cour de Cassation) - Docteur Laurent EL GHOZI (Maire
Adjoint PS à NANTERRE) - Caroline FOUREST (Journaliste, Charlie Hebdo
) - Patrick GAUBERT (Président de la LICRA) - Patrick GONTHIER (Secrétaire
Général UNSA Education) - France GUERIN-PACE (Statisticienne, INED) -
Tiennot GRUMBACH (Avocat honoraire) - Raphael HADDAD (Président de
l’UEJF) - François HOLLANDE (Premier Secrétaire du PS) - Alain JAKUBOWICZ
(Avocat) - Adil JAZOULI (Sociologue) - Bruno JULLIARD (Président de
l’UNEF) - Kamel KATEB (Démographe, INED) - Eric KESLASSY
(Sociologue) - Bariza KHIARI (Sénatrice de Paris) - Saad KHIARI (Cinéaste,
Auteur) - Blandine KRIEGEL (Présidente du Haut Conseil à l’Intégration) -
Marie Thérèse LANQUETIN (Juriste, Universitaire) - Didier LAPEYRONNIE
(Sociologue) - Frederic LEOHNARDT (Urbaniste) - Daniel LINDENBERG
(Universitaire) - Hervé LE BRAS (Démographe, INED) - Victorin LUREL
(Député PS de Guadeloupe) - Tristan MENDES France (Ecrivain) - Mehdi
OURAOUI (Délégué National du PS) - George PAU LANGEVIN (députée PS de
Paris), - Tristan ROUQUIER (Président de la FIDL) - Serge SLAMA (Juriste,
Universitaire) - Dominique SOPO (Président de SOS Racisme) - Ibrahim K
SOREL (Président de Banlieue du Monde) - Christiane TAUBIRA (Députée PRG de
Guyane) - Samuel THOMAS (Vice-président de SOS Racisme) - Dominique
TRICAUD (Avocat membre du conseil de l’Ordre) - Fiammetta VENNER
(Sociologue, CADIS) - Pierre Alain WEILL (Délégué National PS aux PME)
Et,…
- Hicham AFFANE (Conseiller Régional Ile de France) - Nadia
AMIRI (Histoire de Mémoire) - Kader ARIF (Député Européen PS) - Aicha BARI
(Vice Président de la Coordination des Associations Guinéennes de France) -
Régine BARTHELEMY (Présidente du Syndicat des Avocats de France) - Jean
Pierre BEL (Président du Groupe Socialiste au Sénat) - Jacky BENAZERAH
(Avocat à Paris) - Maxime BONO (Député-maire PS de LA ROCHELLE) -
Guillaume BROUILLET (Avocat à Rennes) - El Hadj CAMARA (Président Conseil des
Sages des Association Guinéennes de France) - Yera DEMBELE (Président de la
FAFRAD : Fédération des Associations Franco-Africaines de Développement) -
Ibrahima DIA (Secrétaire général de l'association APACH Association des
Peuls) - Christian ECKERT (Député PS de Lorraine) - Docteur Pierre FAYEMI
(Président du Conseil des Béninois de France) - Aurélie FILIPPETTI (Députée
PS de Moselle) - Bagdad.GHEZAL (Cadre associatif) - Jean GLAVANY (Député
PS des Hautes-Pyrénées) - Daniel GOLDBERG (Député PS de Seine St Denis) -
Samba HANNE (Président de L’ASSODEV Association de Solidarité et
Développement) - Pierre HENRI (Directeur Général de France Terre
d’Asile) - Monique IBORRA (Députée De La Haute-Garonne) - Patrick KLUGMAN
(Avocat, Vice Président de SOS Racisme) - Moussa KONATE (Président du Conseil
des Associations Burkinabés De France) - Jean-Marie LE GUEN (Député PS de
Paris Vice-président de l'Assemblée nationale) - Noam LEANDRI
(Statisticien-Economiste) - Olivier LEONHARDT (Maire de Sainte Geneviève des
Bois) - François LONCLE (Député PS de l'Eure) - Patrick MAISONNEUVE
(Avocat à Paris) - Loubna MELIANE (Journaliste) - Alain OLIVE (Secrétaire
Général de l’UNSA) - Nicole PREVOST BOBILLOT (Avocate à Melun) - Cheick
SAKO (Avocat à Montpellier) - Cheik SECK (Président du Mouvement des Jeunes
Guinéens de France) - Louis Mohamed SEYE (Président de la FNAFA : Fédération
Nationale des Associations Franco-Africaines) - Mohamed SIFAOUI
(Essayiste) - Joëlle VERNAY (Avocate à Grenoble) - Didier WENTS (Avocat au
Mans) - Michèle ZILLER (Avocate à Paris)
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a
demandé aujourd'hui au préfet de la région Paca d'interdire une distribution de
"soupe au cochon identitaire", organisée le 24 novembre à Marseille par
l'association "Solidarité marseillaise".
La fédération du Mrap des
Bouches-du-Rhône estime que "sous le couvert d'une action de solidarité, il
s'agit en fait d'une initiative porteuse de tous les germes de la discrimination
raciale", dans une lettre au préfet Michel Sapin.
Le Mrap, pour qui
"cette initiative est portée par des militants d'extrême-droite" et "a pour but
de générer des tensions et des affrontements", demande au préfet de
Provence-Alpes-Côte d'Azur de veiller à ce qu'une telle initiative ne puisse se
répéter dans aucune ville de la région.
Le groupe des Jeunesses
identitaires de Marseille a notamment appelé, sur son site internet, à se rendre
devant le palais de Justice où la distribution de soupe est prévue le 24
novembre au soir.
Le Conseil d'Etat avait interdit en janvier la
distribution d'une "soupe au cochon" aux sans-abri à Paris par une association
d'extrême-droite, en annulant une décision du tribunal administratif de Paris
qui l'avait autorisée.
Le tribunal administratif de Nice avait confirmé,
en janvier, le caractère "discriminatoire" et "xénophobe" de la distribution de
"soupe au cochon" qui était faite chaque semaine dans le port de la ville par
l'association Soulidarieta.
Source : AFP
18
novembre 2007
LA LICRA
APPROUVE LA DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
15/11/2007 La LICRA se félicite de la décision prise par le Conseil Constitutionnel
censurant l’article 63 relatif aux statistiques ethniques de la loi sur
l’immigration, en le déclarant non conforme à l’article 1 de la
Constitution.
La LICRA regrette toutefois que le Conseil Constitutionnel,
malgré ses réserves, n’ait pas également rejeté l’article 13 relatif aux tests
ADN.
AFFAIRE
DIEUDONNE : LA LICRA SATISFAITE
15/11/2007 La LICRA est satisfaite de la décision prise ce jour par la Cour d’appel de
Paris, qui a confirmé la condamnation de Dieudonné pour avoir tenu des propos
comparant les « juifs » à des « négriers » dans le Journal du Dimanche en
2004.
La LICRA se félicite du fait que la Cour d’Appel ait décidé de ne
pas accorder le bénéfice du doute à l’humoriste.
Chaque année, l’UNSA organise une journée d’étude et de réflexion
faisant point sur son action pour l’égalité des droits et la lutte
contre les discriminations.
Cette année, le colloque, qui se tiendra le 4 décembre 2007,
rassemble
des syndicalistes, des chercheurs, des juristes et des responsables
associatifs. Il sera l’occasion de présenter dans le cadre du projet
européen Equal « Transfert », les résultats définitifs de l’enquête
commandée par l’UNSA et la FNLL sur les difficultés d’accès des
jeunes
et discriminations dans l’accès au stage ainsi que les dispositifs
expérimentaux misent en place par l’UNSA.
L'inscription peut se faire par internet.
Je reste à votre disposition pour tout renseignement que vous
jugeriez
utile.
contact :
Saïd DARWANE
Conseiller National UNSA
Tél. : 01 48 18 88 54
Fax : 01 48 18 88 93
Email : darwane@unsa.org
Dunkerque : un marquage qui déshonore la République
A la demande du comité local de Dunkerque, le MRAP national vient de
saisir François Fillon sur des faits particulièrement graves que sont
les marquages d’êtres humains au feutre dans un camp de réfugiés à
Dunkerque.
Le 24 octobre 2007, lors d’une visite par le Président du Comité
local
de Dunkerque aux migrants dans un refuge dunkerquois dans un bosquet,
ce
dernier a pu rencontrer sept réfugiés marqués avec des chiffres au
gros
feutre vert indélébile sur le dos de leurs mains (voir photo jointe).
Les intéressés étaient venus de Lille.
Le Président de notre comité local, Aissa Zaibet, avait saisi Madame
Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur et Monsieur Brice
Hortefeux, ministre de l’immigration et de l’intégration et Madame
Rama
Yade, secrétariat d’Etat aux droits de l’homme, pour les interpeller
sur
le fait que ces pratiques de marquages humains existent encore dans
les
camps de réfugiés. Ce courrier est à ce jour resté sans réponse.
Le MRAP tient à rappeler que ce comportement a déjà été fortement
dénoncé par les associations qui soignent les migrants à Calais en
2005,
après qu’ils aient découvert des inscriptions forcées de croix sur
les
mains de réfugiés par les forces de police. Ces inscriptions au
feutre
avaient pour but « de suivre les mouvements des réfugiés ». En 2006,
le
MRAP a interpellé Monsieur le Sous-préfet de Dunkerque sur cette
situation pitoyable.
Aussi, le MRAP demande au Premier ministre qu’une enquête soit
diligentée afin d’identifier les auteurs de ce marquage qui déshonore
notre République.
Paris, le 13 novembre 2007.
Politique d’immigration : Hortefeux revendique, persiste et signe
Dans son discours programmatique de ce jeudi 8 novembre, le ministre
de
l’immigration et de l’identité nationale Brice Hortefeux a confirmé
l’obsession du gouvernement de suivre une politique brutale, cruelle,
inhumaine, et inefficace en matière d’immigration et ce dans une
logique
de l’instrumentalisation politique de ce thème.
Le MRAP, qui estime non seulement sur le terrain moral, éthique, et
politique inacceptable de brandir un tableau de chasse de 18600
expulsions de sans papiers, condamne la revendication et le
prolongement
de la politique d’éloignement. Il constate une fois de plus l’autisme
de
ce gouvernement qui malgré les tragédies et les drames que cette
politique a généré (de multiples défenestrations par peur de la
police,
comme dernièrement à Marseille le 6 novembre 2007). Cette politique
du
chiffre produira encore d’autres effets. Aussi le MRAP rendra
coupable
et comptable ce gouvernement de ces désastres humains.
Concernant l’accès au marché du travail, le MRAP condamne une
politique
d’immigration qui conjugue tri sélectif et immigration jetable et
corvéable. M. Hortefeux, en préconisant une liste de métiers
hautement
qualifiés ouverts aux étrangers non européens, et en formulant la
possibilité d’une autre liste d’emplois non qualifié aux étrangers
membres de l’Union européenne, cherche ni plus ni moins à modifier la
nature même de l’immigration en France.
Quoi qu’il en soit, cette politique instaure une précarité absolue et
loin d’apporter les réponses attendues aux phénomènes complexes de
l’immigration, elle ne peut qu’accentuer les problèmes.
Le MRAP, pour sa part, continue à dénoncer une politique qui fait des
êtres humains, selon les cas de figure, une variable d’ajustement ou
l’objet d’une politique cruelle du chiffre. Il revendique pour tous
les
êtres humains le respect de leurs droits et de leur dignité.
Paris, le 08 novembre 2007
LE MRAP SOUTIEN FERMEMENT LE RECOURS DE MADAME VALERIE KOUAM-KAMTO
CONTRE L'OQTF DU PREFET DU VAL DE MARNE
ET APPELLE A UN LARGE SOUTIEN
LORS DE L'AUDIENCE DU 7 NOVEMBRE 2007 A 14H00 AU T.A. DE MELUN
Mme Valérie KOUAM est l'épouse de M. Paul KAMTO, en situation
régulière,
agent de suivi technique à la compagnie aérienne Europe AIRPOST. Elle
est mère de quatre enfants scolarisés qui poursuivent des études
prometteuses. Elle même exerce un métier social précieux pour la
société
française, à savoir " auxiliaire de vie " et " aide à domicile " pour
des personnes âgées dépendantes qui ont besoin d'elle pour tous les
moments de la vie quotidienne.
Elle exerçait déjà ce métier auprès de personnes âgées dépendantes
pendant la canicule de l'été 2003, moment critique où l'Etat - à
travers
le ministre de la santé - fut défaillant pour faire face à une
situation
de crise grave. Mme KOUAM KAMTO était, quant à elle, fidèle à son
poste
et assurait les soins indispensables au chevet de personnes âgées
qui,
grâce à sa présence, bénéficièrent des secours nécessaires pour
traverser cet été catastrophique.
Comment, au vu de telles circonstances, un préfet peut-il prononcer
un
arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à
l'encontre de Madame KOUAM KAMTO ? L'exécution d'une telle mesure
aurait
pour effet de séparer les quatre enfants du couple de leur mère, au
mépris de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE),
signée et ratifiée par la France. La convention stipule en effet que
"
l'intérêt de l'enfant doit être une considération primordiale "
(art.3)
et que " les Etats-parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas
séparé
de ses parents contre leur gré " (art.9). La violation de ces
dispositions fait pour le moins peser un soupçon d'illégalité sur
l'arrêté contesté.
Le MRAP appelle au soutien le plus large de toutes et tous à la cause
de
Madame Valérie KOUAM KAMTO, lors de l'audience du Tribunal
Administratif
de Melun (43 rue du Général de Gaulle, 77000 - Melun) qui se
prononcera
sur le recours intenté contre la décision préfectorale d'OQTF, le 7
novembre 2007 à 14 heures en audience publique.
Paris, 30 octobre 2007
Contre les « expulsions » par l’ANAEM de Rroms citoyens de L’Union
Européenne
Non aux objectifs chiffrés
du Ministre de l’immigration, de l’intégration,
de l’identité nationale et du co-développement !
L’Agence Nationale d’accueil des Etrangers et des Migrations – ANAEM
sert étrangement de caution, depuis septembre 2007, à Saint-Etienne,
Bondy, Saint-Denis, Pierrelaye et Bagnolet, à une politique
inhumaine
d’évictions musclées, en vue d’expulsion du territoire, de
populations
de Roumanie et de Bulgarie et, notamment de Rroms originaires de ces
deux pays, survivant dans les bidonvilles qui ont honteusement refait
surface sur le sol français.
Ces évictions menées par la police aboutissent à la destruction
immédiate de tous leurs maigres effets personnels, à la présentation
d’Obligations de Quitter le Territoire Français – OQTF, sans
possibilité
de présenter de recours suspensif. Sous la pression policière, ils
sont
« invités » à monter dans des autobus de ligne « Eurolines » au titre
des procédures de « retour humanitaire » gérées par l’ANAEM, dans le
cadre de la circulaire de 2006 sur les retours volontaires et
humanitaires pour personnes dépourvues de ressources.
Le MRAP s’élève avec force contre ces simulacres de « retours
volontaires » visant en particulier les Rroms, figurant parmi les
principales victimes du racisme et des discriminations, non seulement
en
France mais dans l’ensemble des pays d’Europe, membres ou non de
l’Union
Européenne. Il s’agit là de véritables « expulsions collectives »,
pourtant proscrites par la Convention Européenne des Droits de
l’Homme.
Avec l’ensemble des organisations de soutien à ces populations
stigmatisées par l’Europe, le MRAP exige l’arrêt des rafles et des
expulsions, l’arrêt immédiat de ces pratiques de prétendus « retours
volontaires » et le respect des procédures légales de recours contre
les
OQTF et autres formes d’éloignement du territoire.
Paris, 29 octobre 2007
La loi sur la « maîtrise de l’immigration »
Sous le régime de Vichy, était considéré comme Juif celui qui avait
des
grands-parents juifs ; c’était la première fois en France que la
biologie dictait le droit.
Sous la République de Sarkozy, la représentation populaire va voter
une
loi qui non seulement criminalise le droit de vivre en famille, mais
qui
fera aussi dépendre le regroupement familial des immigrés d’un examen
biologique, le test ADN : ce sera la deuxième fois qu’en France la
biologie dictera le droit à des fins de discrimination raciste. C’est
pourquoi, ce jour restera comme un jour de honte.
Le docteur Watson, prix Nobel pour avoir découvert l’ADN vient de
déclarer à propos des Africains que les test démontrent que leur
intelligence n’est pas la même que celle des blancs. Cette
déclaration
faite quelques jours avant le vote de la loi prend valeur de symbole.
Le Mrap ne peut que réitérer sa condamnation de telles pratiques et
joindre l’expression de son inquiétude devant de telles dérives à
celle
de centaines de personnalités politiques, scientifiques, associatives
et
religieuses. Il rappelle, avec Robert Badinter, que « les lois de
bioéthique de 1994 et 2004, écartent les usages de la génétique à des
fins autres que médicales et de recherche scientifique". Le refus
d’entendre ces voix est un signe manifeste de mépris envers elles.
A vouloir satisfaire les revendications de l’extrême droite en
matière
de politique migratoire, le gouvernement et sa majorité inaugurent
des
méthodes qui nient l’égalité de tous devant la loi et mettent en
danger
la démocratie et les droits de l’homme.
Paris, le 23 octobre 2007
Test ADN : un acharnement méprisant.
Malgré une vaste mobilisation citoyenne, la condamnation sans appel
des
autorités morales, politiques, associatives, religieuses, le
gouvernement persiste et signe dans son obstination à criminaliser le
droit fondamental de vivre en famille. En maintenant l’infamant et
humiliant amendement discriminatoire ADN, en biologisant le droit, le
gouvernement manifeste son mépris face aux valeurs républicaines, à
l’expression de l’indignation massive, et fait preuve d’autisme
politique.
Le vote de la loi sur la maîtrise de l’immigration, assortie de cet
amendement dangereux restera comme une tache dans la série des
violations des droits et des libertés fondamentaux en France.
Aussi, le MRAP, qui espère la saisine du Conseil constitutionnel,
appelle à une riposte déterminée à la hauteur de cet affront en
participant massivement à la journée de mobilisation nationale du 20
octobre 2007 (départ Belleville à 14h30).
Paris, 16 octobre 2007.
Islamophobie un mal toujours tenace
Le 11 août 2006, Madame DEMIATI, née NHARI est arrivée à Julienrupt
dans
les Vosges afin d’occuper le gîte qu’elle avait réservé. La
propriétaire
Madame TRUCHELUT lui a refusé l’accès au gîte sous-prétexte que
Madame
DEMIATI et sa mère étaient voilées.
Le comité local du MRAP des Vosges, représenté par sa présidente, Mme
Claude Gavoille, informés par l’office du Tourisme de Gérardmer avait
immédiatement déposé une plainte avec constitution de partie civile
pour
discrimination raciale.
Cette plainte sera traitée par la Chambre correctionnelle du Tribunal
de
Grande Instance d’Epinal mardi 2 octobre 2007 à 14h.
Cette affaire est révélatrice du climat anti-musulman qui règne en
France et en Europe :
L’ONU, en date du 14 septembre 2007 a constaté et regretté cet état
de
fait et pris acte d’une hausse de l’Islamophobie et particulièrement
en
Europe : « Dans le contexte actuel, celle-ci représente la forme la
plus
courante de discrimination religieuse ». Par ailleurs, le rapport
d'activité de 2006 de la Commission européenne contre le racisme et
l'intolérance (Ecri) s’inquiète de « l'intensification du climat
d'hostilité » envers les musulmans et les juifs « de plus en plus
répandu dans de nombreux pays européens ».
De son côté, le MRAP constate depuis un an une inquiétante
recrudescence
des signalements et de plaintes contre des actes et manifestations
islamophobes allant des injures aux des discriminations à l’emploi.
Il
relève aussi des mauvaises interprétations et des détournements de la
loi du 15 mars 2004 qui se sont traduits principalement par des refus
d’accompagnement scolaire de mères portant le foulard et des refus de
service dans des banques et administrations.
Par ailleurs, le MRAP s’alarme du développement en toute impunité des
sites racistes en général et anti-musulman en particulier.
Le MRAP rappelle que la loi du 1er juillet 1972 sanctionne les
discriminations fondées sur l’appartenance ou la non-appartenance à
une
ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.
La HALDE dans une délibération n° 2007-117 du 14 mai 2007 a reconnu
le
caractère discriminatoire du refus de principe opposé aux mères
d’enfants portant le foulard d’accompagner des enfants pour les
sorties
scolaires.
Tout au long de son histoire, le MRAP, conformément à ses statuts, a
condamné les discriminations fondées sur la religion, comme
l’antisémitisme et l’islamophobie.
Dans le procès qui s’ouvre ce mardi 2 octobre, le MRAP, attaché au
principe de la laïcité, c’est-à-dire à la fois l’indépendance de la
République par rapport aux religions et le respect de la liberté de
conscience, attend de la justice une sentence ferme et exemplaire
contre
la responsable du gîte.
Paris, le 1er octobre 2007.
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qui vous intéresse:
TURNSPEACH
LA TECHNIQUE DU TURNSPEACH:
le Dr Sana Abu Daka, responsable de la section Psychologie de
l´Université Islamique de Gaza déclare dans une interview (3.01.03) :
/"la famille (palestinienne] doit enseigner aux enfants les valeurs des
attentats-suicide et leur faire savoir quand perpétrer de tels actes."/
/La technique du "turnspeach" construite par les nazis est aujourd'hui
systématiquement utilisée par la propagande anti-israélienne,
retournant l'histoire juive contre les Israéliens eux-mêmes...
La nébuleuse raciste du Net et son cortège d'indivdus antisionistes et
antisémites use du "turnspeach"!
Communiqué du Consistoire
israélite
de
Paris
LE CONSISTOIRE DE PARIS CONDAMNE AVEC FORCE LES PROPOS ANTISEMITES DE
RAYMOND BARRE
Le Consistoire de Paris Ile de France condamne avec la plus grande
sévérité les propos récemment tenus par l’ancien Premier ministre
Raymond Barre qui a aussi clairement apporté son soutien au funeste
Maurice Papon, au leader de l’extrême droite Bruno Gollnish et dénoncé
les prétendues « opérations indignes » du « lobby juif ».
Une telle attitude, inexcusable de la part d’un ancien chef du
gouvernement français, rappelle si besoin était que la haine du peuple
juif demeure une réalité ancrée dans certaines sphères de notre pays.
Au-delà de la seule Communauté juive, la vigilance nécessaire pour
débusquer et dénoncer la haine anti-juive, ainsi que l’énergie
indispensable pour la combattre, doivent plus que jamais être l’affaire
de tous. Alors que la progression des actes antisémites semble si
difficile à inverser, malgré les efforts indéniables des pouvoirs
publics pour y parvenir, une telle situation est lourde de conséquences
dans la banalisation et la justification d’un antisémitisme qui rappelle
tristement les pages les plus sombre de notre Histoire mais qui demeure
malheureusement vivace aujourd’hui.
A la veille de la cérémonie inaugurale des célébrations du bicentenaire
des Consistoires, qui se tiendra le 11 mars prochain à l’Hôtel de Ville
de Paris, et destinée à marquer avec force le pacte qui unit les juifs
de France à la république depuis deux cents ans, la condamnation sans
appel des propos indignes de Raymond Barre doit aussi s’inscrire plus
largement dans un appel solennel à tous les défenseurs de la République
pour une vigilance de chaque instant pour que ce pacte demeure respecté
de tous.
Qui se préoccupe du sort des trois soldats israéliens enlevés ? Le gouvernement israélien se trouve face à une décision difficile. Une décision qui pèsera lourd sur l’avenir d’Israël. Combien
de prisonniers de sécurité doit-on libérer en échange du caporal Guilad
Shalit? Quel prix devons-nous payer pour assurer la libération de Ehud
Goldwasser et Eldad Regev, les réservistes enlevés l’été dernier par le
Hezbollah? Pourquoi, lors des précédents échanges de prisonniers
n'a-t-on pas réussi à récupérer Ron Arad, capturé au Liban en 1986
après le crash de son F-16. Qu’en est-il du soldat Guy Hever, disparu
dans le Golan en 1997, ou de Zecharia Baumel, Zvi Feldman et Yehuda
Katz, dont on est sans nouvelles depuis la bataille de Sultan Yakub au
sud Liban en 1982? Israël a toujours payé cher pour la libération
de ses soldats enlevés. Et ce, en dépit de ses scrupules et des ses
principes concernant ce genre de transactions. L'un d'entre eux
interdit, par exemple, la libération des prisonniers ayant du sang sur
les mains. Israël a pourtant souvent cédé et cèdera probablement à
nouveau afin d’obtenir la libération de Guilad Shalit.
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